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 Afin de mettre en place un réseau médico-social adapté aux jeunes en situation de précarité en Bourgogne, l'Union Régionale des Caisses d'Assurance Maladie de Bourgogne (URCAM) a souhaité :


L'étude s'est déroulée en quatre phases :

 

Les entretiens et l'enquête quantitative auprès des jeunes ont permis de mieux connaître cette population et, notamment d'appréhender la diversité des situations de précarité.

Les jeunes présentent différents degrés de précarité. Elle s'étend du manque d'emploi ou d'emploi précaire à une situation de difficultés multifactorielles (absence d'emploi, niveau d'études bas, échec scolaire, difficultés financières, familiales, absence de logement).

La moitié des jeunes interrogés par questionnaire sont demandeurs d'emploi ; d'autres occupent des emplois précaires (intérim, CES). Une majorité des jeunes interrogés sont peu ou pas diplômés (37% n'ont aucun diplôme).

S'agissant de l'environnement familial, la moitié des jeunes rencontrés en entretiens ont des parents divorcés, le décès d'un ou des parents n'est pas rare. Parmi eux, dans un cas sur trois, les jeunes ont rompu tout contact avec au moins un de leurs parents.

L'isolement géographique ressort par ailleurs de cette étude puisque, parmi les jeunes interrogés par questionnaire, un sur deux déclare qu'il a des difficultés à se déplacer, précisément parce qu'il n'a pas de moyen de locomotion. Conséquence du manque de mobilité, les problèmes les plus souvent cités par les jeunes sont avoir un travail loin de chez eux (59%), rechercher un travail (55%).

Dans les entretiens, une majorité évoque des difficultés de se loger ; un tiers dit avoir déjà vécu dans la rue ou en squat au cours de leur vie.

Concernant la santé, d'après l'enquête quantitative, la plupart (90%) des jeunes se considèrent en bonne santé. Cependant, les entretiens ont permis de relever divers problèmes de santé : troubles psychique et psychologique (dépression, troubles du comportement, mal-être), affections psychosomatiques (allergies, asthme) et handicaps et déficiences sensorielles (problèmes visuels, auditifs, dentaires), mais parmi ces problèmes prédominent les difficultés psychologiques (une fois sur deux).

Parmi les jeunes interrogés par questionnaire, les trois quarts ont un médecin de famille. Cependant, un tiers déclare se soigner seul, tandis que 16% disent aller à l'hôpital.

Au cours des deux dernières années, 81% ont consulté un médecin; alors que la moitié seulement sont allés chez un dentiste.

S'agissant de l'accès aux droits, 29% n'ont que la couverture de base, 2% ne bénéficient d'aucune protection sociale.

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